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    Être étudiant : Le guide
    27-02-2020

    Être étudiant : Le guide

    Étudier c’est important, c’est ce que la majorité des parents apprennent à leurs enfants et aujourd’hui, les parcours professionnels se multiplient. On peut étudier à tout âge et dans tous types de sections, que ce soit à la fac pour une Licence de Lettre, un DUT en Informatique ou un BTS en alternance, il y en a pour tout les goûts. Seulement, être étudiant, ce n’est pas juste aller en cours, écouter le ou la prof et repartir, rentrer bien sagement à la maison, ‘faire ses devoirs’ et aller se coucher. Il y a tout un autre monde dans la vie d’un étudiant que l’on oublie et pourtant, il est bien là.

    L’étudiant ne compte pas plus les heures.

    « Avec le temps et la patience, on vient à bout de tout. »
    C’est bien connu, si l’étudiant est à la fac, il n’a quasiment pas cours. En plus, ils ne sont pas obligatoires donc en fait, il ne fait rien de sa journée à part jouer à des jeux vidéos ou traîner à la cafet’. Et s’il est en école préparatoire ou bien en fac de médecine, on ne le revoit pas avant quatre ou cinq ans. Mais bien sûr, il est en soirée tous les jeudis et samedis soirs, ce qui l’empêche d’être présent au repas de famille le dimanche midi.
    Oui, c’est ce que l’on entend la plupart du temps lorsqu’on dit ce que l’on fait. Et même si ce n’est pas forcément faux non plus, il arrive que les horaires soient un peu farfelus. Par exemple avoir cours de 8h à midi, puis de 14h à 16h et terminer par le cours le plus dur du semestre, de 18h à 20h. Alors en somme, ça ne fait pas beaucoup d’heures où l’étudiant est réellement assis en face d’un professeur, cependant les quatre heures non consécutives qu’il a dans la journée lui sont inutiles et fatigantes.
    Alors oui, il pourrait faire ses devoirs, sauf que lorsque ça tombe un lundi, les devoirs sont normalement déjà fait. Il pourrait rentrer chez lui, effectivement. Mais généralement l’étudiant ne vit pas à deux minutes de son école mais plutôt à 30 min en métro et puis, que ferait-il de plus à la maison ?
    Au contraire, il y a ceux qui font vraiment du 8h-22h, que ce soit en cours et/ou avec du travail personnel, tous les jours, six jours par semaine. Ou bien ceux qui ont choisi une formation en ligne et qui passe leur temps devant leur ordinateur (vous pouvez aller voir les avis de School Online University pour plus d’informations sur ces formations) et effectivement, on ne les voit pas beaucoup. Même leur famille s’inquiète parfois, et va jusqu’à demander à l’étudiant s’il pense bien à manger et surtout à dormir.

    Ce qui rassure l’étudiant en général, c’est de savoir que ça ne dure qu’un certain temps, et qu’ensuite, il pourra faire le job de ses rêves ou bien partir très loin en année de césure. Ce qui le motive, c’est ce qu’il crée avec les personnes autour de lui, ceux qui sont dans la même galère et avec qui il peut créer des liens forts et résistants à toutes épreuves. Ceux à qui l’étudiant fera une tête désespérée lorsqu’il verra les questions de l’examen et avec qui il pleurera de bonheur en découvrant qu’il a une note au-dessus de la moyenne.
    De toute façon, le seul remède, c’est d’attendre patiemment et gentiment que les années passent… J’espère que vous avez bien rigolé à cette dernière phrase car même moi je n’y crois pas un mot. Plus sérieusement, les parents ont raison sur un point, il faut travailler dur pour obtenir ce que l’on souhaite et obtenir toutes les clés pour pouvoir vivre la vie que l’on veut.

    Étudiez c’est bien, ne pas mourir de faim c’est mieux.

    « L’argent ne fait pas le bonheur. »
    Être étudiant c’est aussi faire un pas vers notre ‘soi’-adulte. Oui, vous l’avez peut-être oublié ou prétendre ne pas vous en rappeler mais ça fait peur, avancer dans un avenir flou et incertain, avoir des questions sans réponse et surtout, découvrir l’univers de la paperasse.
    Pour la plupart, faire des études supérieures demande de déménager, partir du cocon familial, là où c’était facile parce qu’il y avait une sorte de routine, présente depuis toujours, dans laquelle l’étudiant se réfugiait. Mais changer de ville, d’appartement, ça signifie aussi découvrir la joie des papiers à remplir avec des mots incompréhensibles, d’autres à rendre dont l’existence nous était encore inconnue. Gérer un compte bancaire correctement chez ING par exemple. Faire tourner une machine sur un autre modèle, ou même manger autre chose que des plats à faire réchauffer ou des pâtes.
    Ce sont les joies de l’étudiant, vivre sa vie au jour le jour : être prêt à tout instant à gérer l’imprévu. Et si un quelconque problème survient, dans un premier temps, la fierté va prendre le dessus. Il faut absolument que l’étudiant règle le problème par lui-même, si cela ne fonctionne pas, un rapide appel à l’aide aux amis et/ou à la famille est de rigueur pour éviter à l’étudiant de psychoter pendant des heures.

    Quelque chose que l’étudiant va rapidement comprendre, si ce n’était pas déjà le cas avant, c’est que les pièces de monnaie et les billets sont rares et que la carte de crédit à besoin d’être réapprovisionnée de temps en temps. Et c’est à ce moment qu’on utilise le super mot qui fait peur : le job-étudiant. Et oui, beaucoup le connaissent, d’autres le redoutent, mais quand l’étudiant n’a pas le choix, et malgré les aides que l’État peut fournir, ce n’est généralement pas suffisant pour vivre correctement.
    Il existe alors plusieurs types de jobs-étudiant, dans la restauration, les supermarchés, le baby-sitting, l’aide aux devoirs… Des jobs qui ne demandent pas beaucoup d’expérience (et oui, l’étudiant n’en a pas à ce moment là) et surtout qui tombent dans des créneaux horaires où il n’a pas cours… C’est donc à ça que servent les trous dans les emplois du temps ! Au moins une question de résolue.

    En commençant à travailler, en signant son premier contrat, l’étudiant va prendre conscience de ce qu’est la vie d’adulte (et non, trimer pour gagner sa vie n’est absolument pas ce à quoi je faisais allusion…). Mais plutôt avoir moins de temps pour soi, revoir ses priorités, parfois balançant entre travailler pour gagner des sous ou bien bosser pour son école, et donc choisir entre jeux vidéos ou apéros avec les copains après le boulot.

    L’étudiant : Grand enfant ou petit adulte ?

    « Souris plus souvent. Ris plus fort. Vis plus longtemps. »
    Un peu des deux je pense, décrite comme ça, il est vrai que la vie étudiante ne fait pas vraiment rêver et pourtant, c’est dans cette période que l’étudiant grandit pour devenir un jeune adulte, une personne responsable, capable de s’occuper de lui et de subvenir à ses besoins. C’est alors avec ses amis et/ou à sa famille qu’il va surmonter les mauvaises passades, et en profitant d’eux dans les bonnes, se créant des souvenirs et des liens qui peuvent restés indéfiniment encrés dans sa vie.

    Ses premières vacances entre amis (aller voir les avis sur Sunweb Skiez pour organisez des vacances à la neige!), sa première relation amoureuse, ou pas d’ailleurs, ses premières disputes où revenir en disant ‘Pardon, on redevient amis ?’ semblent impossible à surmonter. Il y a aussi les fous rires, les sorties en boites jusqu’au lever du soleil et le lendemain où l’étudiant regrettera et dira que c’était la dernière soirée (avant la prochaine bien sûr!). Toutes ces expériences sont à vivre car même si l’étudiant doit assumer derrière, il ne s’occupe que de lui. Plus tard, ça sera plus compliqué, car oui, il y a pire qu’être étudiant pour l’étudiant, il y a être adulte !

    Les étudiants en ont tellement peur que parfois, ils vont faire le tour du monde pour oublier, ou alors, ils font huit ans d’études et comme ça ils sont tranquilles… Bon aller, plus d’humour je vous le promets, être étudiant c’est avant tout faire des erreurs, découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles cultures et histoires ainsi que se découvrir soi-même. Il va tester ses limites, changer d’avis dix fois en une journée et pour finir, toujours inquiéter un peu les parents, il ne faudrait pas qu’ils perdent l’habitude de s’inquiéter pour leur enfant, pas vrai ?

    Un étudiant râle en principe beaucoup, je dirais plus d’une fois toutes les trois heures, et une fois passée cette étape de la vie, on la regrette en pensant que c’était bien mieux avant. Les personnes autour ont aussi beaucoup d’idées reçues sur l’étudiant en général et n’hésitent pas à le lui rappeler. Et pourtant, ces années de nos vies nous forgent et nous permettent d’aiguiser notre regard pour être capable d’avancer dans l’imprévisible vie.

    Pour conclure, l’étudiant peut aujourd’hui facilement trouver son bonheur parmi les milliers de cursus différents proposés en France ainsi qu’à l’étranger ; survivre en tant qu’étudiant est largement faisable si la motivation est présente et si la flemmardise n’est pas trop de la partie. De toute façon, l’étudiant n’aura pas le choix, rester à l’école c’est cool mais une fois qu’on a goûté à la vie d’adulte, il est compliqué de revenir en arrière, que ce soit psychologiquement ou financier, l’étudiant est voué à grandir.

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